Après notre deuxième nuit au milieu de nulle part nous arrivons le 3ième jour dans la capitale du Turkménistan.

Je ne suis pas peu fière d’entrer dans un lieu assez fermé. Jusqu’à il y a peu les visas étaient très difficiles à obtenir, et ça reste difficile pour ceux de plus de cinq jours. Il fait gris, mais déjà nous sommes impressionnés par la blancheur des constructions. De toutes les constructions. Nous ne visiterons rien ce jour, car j’ai besoin de repos à cause de mon ventre, je ne peux pas marcher, et le temps est pourri, pluie, froid, gris. L’automne quoi. Bien que cette fois ce soit hyper frustrant, moi aussi je sais être malade quand il fait moche! :).

Le deuxième jour, je vais mieux, nous visitons la ville en camping car. C’est très étrange. Nous circulons dans ses avenues immaculées, ultra blanches, ultra propres, ultra larges, ultra désertes. Seuls circulent des voitures propres et presque exclusivement blanches, ainsi que des bus, blancs, propres. (La propreté des véhicules est une obligation). Cela va jusqu’aux abris-bus vitrés climatisés. Les détails vont jusqu’à la décoration des panneaux de signalisation et lampadaires. Les rares personnes que nous voyons sont les nombreux balayeurs de rues, les jardiniers et les nombreux policiers.

Jardiniers parce que la ville est très verte aussi. Rien ne pousse au hasard, le désert a été « maîtrisé » via des plantations gigantesques, dans la ville et autour de la ville. L’herbe des parcs et les parterres de fleurs sont impeccables, sauf que nous n’avons vu personne pour en profiter. La ville est blanche, les immeubles, les passages souterrains, tout est blanc! Mais pas n’importe quel blanc : c’est du marbre. On a donc vu aussi des nettoyeurs de murs de marbre. Les personnes sont au service des infrastructures, et plus l’inverse.

Nous sommes passés dans la rue des ministères, des bâtiments plus fastueux les uns que les autres, photos interdites, arrêt et stationnement interdits et flics partout. Notre application de navigation n’était pas à jour, donc c’était un peu chaud. Nous avons vu aussi le stade « olympique » qui n’en a que le nom puisque lié à aucun événement olympique…. Impressionnant avec sa tête de cheval qui surplombe le stade et qui fait face aux montagnes juste derrière la ville. Nous avons visité quelques monuments, dont le monument de l’indépendance, avec les statues représentant les 5 tribus du pays et une statue du précédent président, en or, gardée par 2 policiers… Interdit de circuler entre la statue et le monument… On n’a pas compris pourquoi. C’est assez rare de circuler dans le pays sans guide. Donc on ne connait pas tous les codes. On s’est d’ailleurs fait arrêter par la police sur la route, on prenait une direction « interdite »… On voulait juste aller chercher de l’eau 2 km plus loin, mais interdit de passer… OK…

On a déjeuné dans un restau branché en hauteur avec vue sur la ville. Il est certainement fréquenté le soir. Musique forte, et cocktails au menu (c’est rare). On a oublié notre guide sur l’Asie centrale dans ce restau:-(. C’est ce qu’on appelle un acte manqué…

Nous avons visité la capitale des parthes, en cours de restauration. De là nous avons pu observer un village pas loin, avec ses toits verts. Petit contraste avec la capitale blanche. Puis nous sommes rentrés.

On s’est fait un restau un soir, on a tenté de demander un verre de vin. « Oh No! » L’alcool n’est pas interdit mais quand même!! C’est le seul endroit où nous avons vu un peu les turkmènes. Les femmes sont belles, ni typées asiatiques, ni turques (bien que je ne connaisse pas exactement le profil turque). Elles portent des longues robes cintrées et colorées, et soit des petits chapeaux, soit rien, soit des foulards colorés noués autour des chignons, souvent la raie au milieu. On devine qu’elles ont de longs cheveux noirs, beaucoup et épais, j’ai vu les jeunes filles sans foulard, avec des énormes et longues nattes noires… Mon rêve ;-). Mais pas de photo.

Nous avons aussi circulé le soir, dans la ville, illuminée par de nooooombreux lampadaires. Et des enseignes lumineuses, toutes calquées sur le même modèle, bien qu’elles représentent des marques différentes.

Voilà vite fait. On ne peut pas dire qu’on en sache davantage sur le pays. 5 jours c’est très courts, réduits à quatre, ca l’est encore plus. Nous avons fait le choix de ne pas visiter les musées qui sont parait-il très bien, mais un peu chers et les visas nous avaient déjà coûté bonbon. Nous avons pas rencontré peu de turkmènes, donc pas eu d’échanges, donc on reste un peu sur notre faim.

Le manque de monde dans les rues est sans doute une habitude, due en partie au climat très difficile dans cette région. La ville dépasse les 50°c en été.

On peut juste dire que cela nous a fait une impression très étrange. On était comme dans une ville de science fiction… Mais pas du meilleur scénario 😉

Direction l’Iran!

Catégories : Turkménistan

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