Nous quittons Patara et continuons de longer la côte de la Lycie, toujours plus belle et préservée. Nous passons par Saklikent, Kayakoy, Oludeniz, et Dalyan.

Je suis toujours décidée à aller me baigner! Ça commence à bien faire cette histoire! En plus je sais qu’en avançant ça sera plus compliqué, les températures vont baisser, et la météo risque d’être moins clémente… Donc, on cherche le long de la côte où on peut aller faire trempette. En vrai il y a plein d’endroits, mais faut pouvoir y accéder avec le camping car. De toute façon il y a vraiment trop de vent, la mer fait des moutons. On longe la côte sans trouver satisfaction. A deux reprises on ira voir à pied à travers des petits chemins bien sympathiques, mais non. Quand ça veut pas ça veut pas. Mais ça ne nous empêche pas de profiter des magnifiques paysages. Les montagnes boisées qui avancent dans la mer. On ne s’en lasse pas.

On finit par atterrir dans un endroit presque plat, ombragé avec vue, on teste le bord de mer, c’est joli mais ce sera sans baignade. On décide de passer l’après midi dans cet endroit. 2 petits garçons sont installés à l’abri d’un arbuste. Ce sont les vacances scolaires ici, mais on se demande ce qu’ils attendent… On le saura vite quand un troupeau de moutons et chèvres viendra les rejoindre. :D. Les garçons alterneront sieste et jeu de cache-cache. Encore un bel endroit pour profiter tranquille de cette douceur de vivre.

En fin d’après midi nous nous dirigeons vers Saklikent, on dort près des gorges du même nom pour aller y randonner le lendemain matin. Bon alors les gorges ne valent pas du tout le coup en hiver. On paye, certes vraiment presque rien, pour marcher sur un aménagement en bois, sur une centaine de mètres, ensuite il faut être accompagné d’un guide pour continuer, car l’eau ruissele de partout.

Ensuite nous allons visiter le village abandonné de Kayakoy. En 1923, avec le traité de Lausanne, la Turquie échange des terres avec la Grèce. Les grecs qui vivaient ici sont partis, et les turques n’ont jamais voulu emménager dans ce lieu. Ajouté à cela un tremblement de terre, plus de raison d’habiter ici. Je m’attendais à des maisons encore en bon état, dans leur jus, mais elles ont certainement été dépouillées avant que le site soit protégé. On se trouve donc face à un village entier de maisons en pierres, sans toits ni fenêtres, au milieu desquelles la végétation reprend ses droits. On se dit que la Turquie s’est vraiment spécialisée dans la culture de ruines…. 😀

Une église en cours de restauration est le terrain de jeu des instagrameurs. Pour une fois oui, il y a quelques visiteurs.

On traverse le village et on empreinte un bout de GR jusqu’à un point de vue. Là-haut un couple de randonneurs est en pleine contemplation, on a le sentiment de les déranger un peu, ben tant pis hein! On reste 5 min et on redescend.

On décide d’aller vers Oludeniz pour passer le reste de la journée en bord de plage, et nous irons randonner le lendemain matin. Encore une fois c’est super agréable de passer du temps en bord de mer. Bien que quelques uns s’y soient risqués, un petit vent m’empêche d’aller me baigner… Mais je ne désespère pas, de toute façon on est bien là. C’est aussi un spot de parapente, ils partent du haut de la montagne à coté et atterrissent en bord de plage. Ils sont assez nombreux et les baptêmes de l’air commencent dès le matin. On entend les touristes crier quand ils passent au dessus de la ville. 😀

Le lendemain c’est parti pour la randonnée! On prépare une salade de riz, de l’eau, des maillots de bain et en route! La rando repérée passe près d’une plage, on pourra peut-être… On empreinte un chemin qui passe entre des maisons. Elles ont des emplacements vraiment sympas, isolés, ombragés, avec une vue, sur une route en cul de sac…. Le rêve. La saison hivernale est propice aux travaux, ils vont bon train. Les maçons nous indiquent la route. On descend dans la foret et on arrive assez vite en bord de plage. Là quelques terrasses en bois sont installées, un restau aussi, évidemment c’est complètement désert, je teste une douche et elle fonctionne. Le lieu est magnifique!!! C’est maintenant où jamais!!!

Philippe demande si on ne devrait pas randonner un peu d’abord et se baigner plus tard, mais l’endroit est trop chouette! On pose nos affaires, et…. ???? ON SE BAIIIIIGNE!!!!!!! Et c’est SUUUUPER!!!!! OOOOhhh Joie!!! Elle est froide mais pas tant que ça , et on s’en fout! C’est du bonheur! Se baigner c’est comme si je m’imprégnais encore plus du lieu, comme si j’en faisais partie. Comme ça fait du bien! Il est presque midi on décide de s’installer ici au soleil pour pique-niquer. La salade de riz avec les doigts parce qu’on a oublié les fourchettes. 2 chats viennent réclamer leur pitance, ils sont vraiment insistants, ils doivent avoir du métier… On est bien au soleil!

Puis on reprend la rando, sur un sentier qui longe la côte, magnifique. Typique de la méditerranée : les pins, les oliviers, les petites fleurs, la lumière, les rochers blancs et la mer bleue. C’est simple, mais efficace. C’est ressourçant! Tous les 10 m je m’arrête, fais une photo, deux, trois photos, dis à Philippe, « c’est beau! Je respiiire ! » On avance à 2 à l’heure, on y passera l’après midi :D.

On campe une seconde nuit à Oludeniz, cette fois encore, on passe une super soirée avec François et Béa. Et le lendemain nous prenons la route pour Dalyan. On peut y prendre un bateau pour aller visiter un site archéologique, et prendre des bains de boue. Finalement on n’a pas envie d’y aller, on déjeune dans le port, toujours en bonne compagnie.

Et on file à la plage. Et qui trouve t-on? Béa et François :D, en train de pique-niquer face à la mer. C’est une plage protégée, les tortues viennent y pondre; bien que ça ne soit pas la saison, on ne peut pas passer la nuit ici.

Nous on fait une petite sieste et on cherche un endroit pour camper.

Après avoir circulé dans la montagne on finira par s’installer en bord de route, avec la vue. L’endroit est calme, le matin les moutons viennent nous réveiller, l’apiculteur vient vérifier ses ruches, et un vieillard avec une canne et une serpe repart en moto après avoir fait je ne sais quoi… Mystère.

Nous quittons la magnifique région de la Lycie pour aller vers Datça, une presqu’île un peu plus loin.

Catégories : Turquie

3 commentaires

Alain C · 1 février 2020 à 16:13

Alors ça picole hein :). Jolis paysages 😍

    Estelle Rhoo · 2 février 2020 à 08:42

    Hello! précurseurs que nous sommes, nous avons fait un « novembre décembre sans alcool » alors on se rattrape 😉

Patrick · 3 février 2020 à 18:21

Ca me plait bien ce coin là, je note!

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