A cause de nous et aussi à cause de Bergen, c’est un  peu un ratage… Mais pourquoi?!! C’est la faute au guiiide! On avait prévu de faire plein de choses à Bergen et ses “environs”. Sauf que… les “environs”, c’est large. Très large. Et on s’est un peu loupé sur l’organisation des visites. Ou plutôt la non-organisation…

D’Oslo, nous sommes allés jusque Stavanger (au sud de Bergen), la ville symbole de la révolution du pétrole en Norvège.

D’ailleurs le superbe musée du pétrole vaut vraiment le détour. Dans ma petite tête je me disais : Ha les norvégiens, ils sont un peu hypocrites avec leur coté ultra écolo, alors qu’ils vendent leur pétrole et qu’ils en vivent extrêmement bien…

Bien évidemment c’est un tout petit plus complexe que ça… La visite commence par un petit film qui explique le décalage entre les générations avant et après boom du pétrole à partir de 69: les anciens qui ont connu la misère, ont participé à la révolution économique du pays, pour certains au risque de leur vie.

Et leurs enfants, la génération actuelle, qui prône l’écologie (et qui a raison) et qui est très critique du travail des anciens et de l’exploitation pétrolière. Sauf que, les écolos d’aujourd’hui qui roulent en voiture électrique n’auraient pas cette qualité de vie s’il n’y avait pas eu cet or noir. Et la question fait débat actuellement en Norvège pour de futurs forages dans la mer de Barents – suite au réchauffement climatique et à l’ouverture de nouveaux accès dans les mers au delà du cercle arctique.

Ce qui est bien détaillé aussi : c’est comment les politiques ont extrêmement bien géré les échanges avec les groupes pétroliers privés et bien géré l’argent issu du pétrole. Le plupart des revenus du pétrole sont stockés dans un “fond pour les générations futures” et seul le rendement de ce fond – estimé à 4% – va dans les caisses de l’état pour financer les services publics. En 2017, ce fond est estimé à 1 000 milliards de dollars !! Ils ont vraiment gardé la tête froide.

Ce musée explique aussi plein de trucs techniques sur l’évolution des méthodes de forage et d’extraction, l’amélioration des procédures de sécurité (suite aux nombreux accidents mortels), mais comme tout est en anglais, et qu’un vocabulaire assez spécifique est utilisé, mes neurones ont fatigué avant la fin de la visite… (en plus le musée fermait tôt comme d’habitude).

Il y a aussi un musée de la conserve, que nous n’avons pas fait.

Quelques photos de la route entre Oslo et Stavenger.

Comme on peut le voir, fait pas très beau…

Photos de Stavanger :

Pas de photos du musée qui est pourtant très beau, ni de la ville, mais d’une petite rue commerçante aux enseignes colorées…

Puis nous sommes remontés par la route du Ryfylke pour aller jusque Preikestolen,

Un magnifique SPOT de randonnée, un boulevard en réalité, qui mène au rocher de la chaire. Ce fameux bloc cubique et vertical qui fait presque l’emblème de la Norvège.  Heureusement nous sommes partis relativement tôt le matin, on n’était pas tout seul mais c’était très joli, assez vertigineux, ensoleillé et frais!

Nous avons repris la route et longé un des plus beaux et plus grands fjords de Norvège; mais ça on ne l’a su qu’après….

Ce fjord fait plusieurs centaines de km où par définition, la mer avance dans les terres, il est bordé de vergers et de villages aux maisons rouges. Le climat y semble plus doux qu’ailleurs mais c’est peut être juste une impression due à la météo plus clémente et ensoleillée que nous avons eu cette fois-ci. J’ai même dit à Philippe, c’est vraiment chouette! il faudrait randonner pour prendre le temps d’en profiter et faire des belles photos. Mais on avait déjà pris du temps pour le détour vers Stavanger, alors on a avancé jusque Odda pour y passer la nuit.

Voici une idée de ce qu’on trouve sur la route :

Odda, c’est là que ça a commencé à merder. C’est une ville qui n’est pas très jolie.

Elle est juste après un col encore enneigé, où la station de ski était fermée. C’est une ville industrielle, (oui il y en a aussi la bas…) on sent la culture un peu moins high tech qu’à Oslo. On a eu des difficultés pour trouver un emplacement pour dormir. D’abord sur un parking en plein centre ville, où les jeunes en vieilles volvos tunées viennent looser et jouer de la pédale d’accélérateur, puis on a fini pas loin d’un camping, pas loin d’une vue, pas loin d’un lac. Mais juste pas loin… Donc pas trop d’intérêt, juste le calme.

On s’est demandé si on n’allait pas faire une rando jusqu’au glacier mais on s’est dit qu’on aurait d’autres occasions alors on a continué la route jusque Bergen.

Tout près de Bergen, on voit de la publicité pour la fameuse langue de Troll! Je dis à Philippe,  » Ha celle là, je veux la faire, elle est chouette, et c’est un autre super spot de Norvège ». En cherchant un peu, il fallait carrément faire demi tour et prendre le départ de rando dans la ville de …. Odda. Et merde! Un peu plus tard, on s’aperçoit aussi qu’il y avait une autre station de ski ouverte au moment où on y était…. Et remerde!

Trop long et compliqué de faire demi tour vers Odda….

Pourquoi on en veut au guide?!!!! Parce qu’il décrivait tous ces trucs sympathiques à partir de la ville de Bergen!!! Moralité, maintenant on prépare un peu plus nos déplacements.

Et donc, Bergen,

Et ses musées. Fermés. Point.

Bon j’exagère. Il n’y a pas que des musées, mais c’est vrai qu’ils étaient tous fermés ou en travaux.

Donc, Bergen, ancienne capitale de Norvège,  son histoire,  le début des échanges commerciaux à grande échelle vers le 13ième siècle, la concurrente de Venise à la même époque. Ses jolies maisons en bois, ses greniers en bois, son marché au  poisson à touristes, et ses boutiques à touristes. Enfin ça y est, on a une peau de renne, et elle tient parfaitement son rôle 🙂

Son campus universitaire mignon tout plein, et son port commercial. De notre super emplacement, on pouvait observer le chargement des cargos et le rangement des containers …. Un truc que je kiffe, je ne sais pas pourquoi.

Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour visiter la ville, d’abord parce qu’il pleuvait, ensuite parce que j’ai eu – et j’ai toujours – un souci avec mon vélo. Le patin gauche de mon frein arrière reste bloqué. Ca ne m’empêche pas de rouler, mais ça me ralentit assez. Nous avons fait une dizaine de km dans “l’arrière ville” pour trouver des réparateurs, tous overbookés, et pas certains de réussir à réparer mon frein. Ils sont tellement high tech que mon frein hydraulique (pas a disque) ils ne connaissaient pas trop. Ils ne vendaient que des machines de guerre dans leurs boutiques. Donc pour l’instant je continue comme ça et on regardera si on peut réparer nous même. C’était bien la peine de faire une révision avant de partir 🙁

Bref! En route vers Gudvangen…. au programme: randonnées et ferry pour visite de fjord.

Catégories : Norvège

2 commentaires

Guislaine · 18 mai 2019 à 20:01

Superbes photos. C’est bien dommage pour la station de skis ouverte . Bisous ♥️

    Estelle Rhoo · 19 mai 2019 à 08:20

    Merci☺️ Oui pour le ski c’est les boules… Mais on va se reprendre. On va bien trouver un endroit ouvert . Ce serait dommage de devoir revenir ! 🤭😈

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